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May 2, 2005
Rapport : La pratique de l’excision évolue avec le temps
CALVERTON (Maryland), le 2 mai / PRNewswire / --
Un nouveau rapport des enquêtes EDS (Enquêtes Démographiques et de
Santé) étudie l’excision dans 16 pays
La pratique de l’excision est en déclin dans certains secteurs et
ses pratiques se modifient, selon un nouveau rapport. L’excision
varie selon les groupes ethniques et est généralement mal comprise,
selon le rapport.
L’excision n’est pratiquée que dans environ 25 pays d’Afrique et
chez certaines populations d’immigrants en Europe et en Amérique du
Nord. L’excision est pratiquée de façon presque universelle dans
quelques pays, comme l’Égypte et la Guinée. Dans d’autres pays
d’Afrique, sa prévalence varie entre 5 et 75 pour cent des femmes »
affirme le Dr Stan Yoder, auteur du rapport « Female Genital Cutting
in the Demographic and Health Surveys: A Critical and Comparative
Analysis, » (L’excision dans les enquêtes démographiques et de santé
: une analyse critique et comparative) publié par le projet MEASURE
DHS.
Les comparaisons des enquêtes nationales dans divers pays révèlent
des changements importants des pratiques de l’excision avec le
temps. Les femmes plus jeunes ont moins de chances d’être excisées
que les plus âgées, dans 9 des 16 pays étudiés, dont le Kenya,
l’Éthiopie, le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Mais on remarque moins
de changements dans les pays où l’excision est plus fréquente, comme
l’Égypte, la Guinée et le Mali. La pratique de l’excision est moins
bien tolérée en Égypte et ailleurs, ce qui laisse entendre que les
perceptions individuelles changent, même dans les pays où sa
pratique est plus fréquente.
En même temps, le rapport démontre aussi une tendance croissante
vers la « médicalisation » de la pratique de l’excision, alors qu’un
plus grand nombre de fillettes sont excisées par un médecin, plutôt
que par un praticien traditionnel. Cette tendance est remarquable en
Égypte, où un peu plus de 61 pour cent des filles ont été excisées
par un médecin en 2000, par rapport à 54 pour cent en 1995. On
dénote la même tendance au Mali et en Guinée, deux pays où
l’excision est très répandue. Dans de nombreux pays, les fillettes
sont excisées de plus en plus jeunes, même si la proportion globale
de fillettes circoncises diminue.
« Le moment et la façon dont l’excision est effectuée change
énormément », déclare le Dr Yoder. « Les pratiques varient, depuis
une petite coupure symbolique sur le clitoris jusqu’à l’excision
partielle ou complète des organes génitaux féminins externes et à
une fermeture partielle du vagin (infibulation) ». Dans certains
pays, comme l’Égypte, l’excision est une coutume très ancienne,
datant même d’avant l’islam. Par contre, dans certaines parties de
l’Afrique de l’Ouest, on n’a commencé à pratiquer l’excision qu’aux
XIXe et XXe siècles.
Longtemps considérée comme la « règle d’or » en matière d’enquêtes
pour évaluer des questions reliées à la population, à la nutrition
et à la santé, MEASURE DHS aide les pays en développement à
recueillir de telles données au moyen d’entrevues individuelles au
niveau même du ménage. Le projet des EDS a commencé à ajouter des
questions sur l’excision en 1989.
MEASURE DHS a aidé à mener plus de 200 enquêtes dans plus de 70
pays. MEASURE DHS est réalisé par Macro International Inc., une
société membre d’Opinion Research Corporation (ORC Macro).
MEASURE DHS
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